Kangura No. 2

News Excerpts, Page 8—Excerpts [in Kinyarwanda and French]

Mu gihe Ingabo z’u Rwanda zirinda umutekano we, ziba zihagaze ku muhanda ! Naho mu gikari cye na we afite abandi bashinzwe kumurinda nta wamenya ubwene-gihugu bwabo. Niba ari Abazayirwa. Abaganda se, bizwi na KAJEGUHAKWA gusa! Ishusho y’umwe muri abo wirirwa ku rukuta yambaye igishura nk’icy’abanye-palesitina iyo umubonye wamukekamo umukomando kabuhariwe. Ingabo z’u Rwanda zizabyitondemo zitazakoza-nyaho n’iza KAJEGUHAKWA!

Ubutegetsi bw’abaturage, bukorera abaturage bugomba gukomera, ntibuvogerwe.

Kubona ubutegetsi, umuntu bwakijije abubuza amahoro, bugakomeza kumurebera ! Bene amatwi yo kumva mwagombye kuba mwarumvise ibyo KANGUKA yavuganye na Valensi, byagombye gutuma mufata ibyemezo. Reka muzakomeze kurangara, kugeza ubwo ibitero bituruka hanze bikamena amaraso nka za nyenzi zo mu Bweyeye !

Turebe rero uko « Libre Belgique » yabyanditse :

OM AMBASSADE RWANDA TELEFAX

05.31.1990 09 : 09 No P.1.

DESTINATAIRE : MINAFFET / KIGALI
COPIE POUR INFORMATION A :
PRESIREP – SCR.

TEXTE: No 361 / 04.00 / 16.04.11.01 REFERENCE MONTEL No 360 / 04.00 DU 30.05.1990. ET ENTRETIEN AVEC MINISTRE MINAFFET, HONNEUR VOUS TRANSMETTRE ARTICLE PUBLIE PAR «LA LIBRE BELGIQUE» du 31.05.1990 – FULLSTOP.

RWANDA : BAVURE OU MANI-PULATION?

VA-T-ON ASSISTER A U.N. REGAIN DE TENSION ENTRE HUTUS ET TUTSIS?

Curieuse affaire au Rwanda, où le principal commerçant Tutsi du pays, Valens KAJEGUHAKWA, est apparemment assiégé depuis plusieurs jours par la gendarmerie sans, dit-il, qu’on lui ait communiqué les raisons de cette action.

Franc-parler. Ce négociant est appremment connu pour avoir à plusieurs reprises dénoncé les difficultés que rencontrent aujourd’hui les Tutsis du Rwanda ( « ils ne peuvent pas être bourgmestres et l’armée leur est pratiquement fermée » ).

Dernièrement ces prises de position ont été publiées dans le Journal Rwandais « KANGUKA », qui l’interrogeait sur une attaque pérpetrée contre sa maison, à Gisenyi. Les agresseurs, munis d’armes de guerre, étaient venus en hors-bord a-t-il raconté à « La Libre Belgique le 19 avril dernier, par le Lac Kivu. Le commerçant leur avait heureusement échappé.

Le 19 mai, un familier de la maison, révèle au négociant qu’on l’a chargé de l’empoisonner, lui ou son fils Christian. Les commanditaires ? Des officiers connus, certains liés à d’autres affaires troubles.

Gardé. M. KAJEGUHAKWA fait répéter au jeune homme ses accusations devant les commandants locaux et l’Armée et de la Gendarmerie et devant. Responsable de la sureté. « La lendemain, le Commandant Militaire du Gisenyi m’indique par téléphone que le jeune homme a bien confirmé sa déclarations. Le même jour, ce qui devait se révéler être des gendarmes en civil commencaient à monter la garde autour de ma maison, explique le commerçant.

Le Vendredi 25, celui-ci es convoqué par les autorités, qui suggèren qu’il a forcé le jeune homme à porter ces accusations contre les officiers haut-gardes. « Si cela était, il se serait ensuite rétracté devant vous, ici. Et vous m’avec dit vous-même qu’il confirmai tout », aurait été la réponse. Dès le lendemain, M. KAJEGUHJAKWA se voyait interdire de sortir de chez lui par les gendarmes et de recevoir des visites. Mercredi, la maison était toujours encerclée, nous a confirmé M. KAJEGUHAKWA par téléphone, et aucune raison n’a été donnée pour le justifier. Nous n’avons pu obtenir aucune confirmation ni informations officielles des faits.

Heurts : cette « BAVURE » survient quelques semaines après des affrontements à Gitarama ( Sud ) entre Hutus et Tutsis, dont la rumeur publique dit qu’ils ont été fomentés par des personnes désireuses de déstabiliser l’Etat. Gitarama, fait-on valoir, n’a pas été choisi par hasard : c’est là qu’à commencé la révolution Hutu de 1959. S’agit-il d’un malheureux hasard ou faut-il craindre un regain de tension ?

Mario-Franco Gros.
Bruxelles, le 30 mai 1990

AMBARWANDA BXL.