Kangura No. 2

News Excerpts, Page 4 [in French]

…dangerously behind her, hoping that it would overtake her. Instead the vehicle ran her down. »

Namwe, abakuru n’abato, nimwiyumire inkuru z’agahomamu-nwa zituruka iyo bigwa kandi zivugwa n’abatazi neza uko ibintu byagenze mu kuri. Niyo mpamvu KANGURA ishaka kwiyama impuha nk’izo kandi n’Umukuru w’igihugu ntasiba kubyiyama akomeje, kuko niba dufite uruhusa rwo kuvuga ibibi biri mu gihugu dushaka ko bikosorwa, nta ruhusa na mba dufite rwo guhanga no guhimba ibitagira ishingiro kandi bisenya amahoro yacu turangwaho ubutagira iherezo.

NGEZE HASSAN
Umuyobozi wa KANGURA

MORT ET INTRIGUE

Plusieurs cas de mort inexplicables, parmi eux celle du Père SILVIO SINDAMBIWE, Militant bien connu pour les droits de l’homme, se sont ajoutés au climat de repression au Rwanda où, des clans proéminents originaires du nord sont engagés dans une lutte atroce pour le pouvoir et où le Président lui-même est devenu presque invisible en public.

REPORTAGE DE FRANCOIS MISSER

Le climat politique au Rwanda devient de plus en plus tendu avec les cas de mort inexplicables qui ne cessent de survenir dans le cercle des dirigeants.

Le 7 novembre, un prêtre catholique du nom de SILVIO SINDAMBIWE mourait avec deux autres passagers des suites d’un accident de sa voiture avec un camion. Juste après nous aprenions d’une source que je dois taire de peur de l’exposer au danger, que le fameux accident était plutôt un vilain crime. A ma dentande de preuves, la même source me dit « Il n’y a pas de preuve pour un crime « parfait ».

SINDAMBIWE avait été le Directeur de KINYAMATEKA-HOBE, un hebdomadaire catholique de septembre 1979 à janvier 1986. C’était un journaliste courageux. Il dénonçait la corruption parmi les haut placés du régime et parlait des cas de violation des droits de l’homme dans les prisons au Rwanda. Au moment de sa mort, il continuait à s’en prendre à l’Etat pour les mêmes fautes.

Je l’ai croisé en Octobre dernier et c’est alors qu’il me parla de sa démission de janvier 1986 après avoir été intimidé par des agents de la sécurité de l’Etat. Une fois, un des membres de celle-ci alla même jusqu’à lui renverser un seau plein d’excréments sur la tête. Il démissiona, mais il ne cessa pas de crier l’injustice dans le pays et même de la discrimination contre les rwandais du sud et contre la minorité Tutsi.

En juin 1986, il connut un accident de moto. Plusieurs mois après, on lui notifia que c’était son « dernier avertissement ». Peu avant sa mort, il prit part au 15eme congrès mondial de

l’union internationale de presse catholique à Ruhpolding en Allemagne de l’Ouest. Ce fut son intervention là-bas et ses contacts avec les journalistes internationaux et les exilés rwandais qui dégoûtèrent extrêmement le régime en place au Rwanda. En 1988, il écrivit un livre critique. Le Gouvernement en fut si inquiet qu’il dépêcha des agents de sécurité en Allemagne de l’Ouest pour essayer de le faire taire. Heureusemet la Police Allemande le protegea.

Dans le climant de terreur et d’intimidation existant au Rwanda, plusieurs observateurs informés sont d’avis que le père SILVIO a été délibérement liquidé. D’autres journalistes ont d’ailleurs été avertis qu’ils seront les prochains sur la liste.

La mort par accident de circulation d’un Député

Un autre ancien employé de la revue dialogue et un député du sud, Mademoiselle NYIRAMUTARA-MBIRWA Fut tuée dans un accident de circulation en août dernier. Elle avait critiqué le fait que les routes dans le sud étaient négligées au profit de celles dans la région du nord qui bénéficient de tous les projets d’aide.

Sa voiture faisait le trajet Kigali-Gitarama, un tronçon au sujet duquel elle se plaignait effectivement. Elle stoppa dans l’espoir que la voiture qui roulait dangereusement derrière la sienne allait ainsi la dépasser. Curieusement celle-ci lui rentra dedaris…

Traduit en Français par la Rédaction